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Histoire et Géographie
Des contrastes climatiques
Les alizés, vents chauds et humides venant de l’Est, soufflent sur la Grande-Terre sans déverser leurs précipitations. Continuant leur chemin, ils se heurtent aux massifs montagneux de la Basse-Terre. Ceci explique que la côte orientale de Basse-Terre, dite » côte au vent », soit soumise aux précipitations, alors que la côte dite « sous le vent » est fréquemment épargnée .Les îles basses de l’arc externe ont ainsi un climat chaud et plutôt sec, la moyenne de précipitation n’atteint pas 1 mètre de pluie par an. Les îles volcaniques connaissent, elles, des précipitations pouvant aller jusqu’à 10 mètres de pluie par an.
Il y a ainsi en Guadeloupe plusieurs types de climat : depuis le climat sec et chaud de Grande-Terre et des zones côtières sous le vent, à la température moyenne de 25-26 degrés, jusqu’au climat frais, 18 à 20 degrés, et humide, des zones d’altitude situées à plus de 1200 mètres.
ce qui suit devrait faire l’objet d’un autre article de la rubrique "diversite". On en aurait ainsi 3 : géologie, climat et botanique !
Des climats aussi contrastés entraînent d’importantes variations de la végétation naturelle. On recense en Guadeloupe 2500 espèces végétales qui font de cette région le paradis des botanistes. En général, les régions sèches abritent une forêt xérophile (plantes adaptées aux régions semi- désertiques), comprenant des poiriers (Tabebuia pallida) et des gommiers rouges (Bursera simaruba) et entrecoupée de clairières à plantes grasses. Les zones plus humides, celles qui re çoivent 3 à 5 mètres de pluie par an, sont propices à la forêt de type équatorial, dans laquelle on trouve des lianes, diverses orchidées, des Broméliacées (plantes appartenant à la famille de l’ananas), des Aracées, tels les plilodendrons croissant sur les grands arbres, des magnolias (Talauma dodecapitala), le gommier blanc (Dacryode excelsa)...Près des sommets, ce sont les ananas-montagne (Guzmania plumieri et Pitcairnia bifron) et les mangliers- montagne (Clusia mangle) qui dominent une végétation assez basse.
A côté de ces végétaux naturels, croissent les végétaux plantés par l’homme, eux aussi répartis selon les exigences climatiques et pédologiques (en rapport avec le sol). On trouve les cocotiers sur le littoral, les champs de canne à sucre en zone sèche et les bananiers dans les régions humides. Les paysages naturels côtoient les paysages façonnés par l’homme qui appartiennent à une histoire agraire plus que tricentenaire, histoire au cours de laquelle se sont développés des modes de culture et des types de propriétés variés. Diversité entre les immenses propriétés de canne à sucre et les petites parcelles de cultures vivrières.
Deux arbres étonnants qu’on peut découvrir en Guadeloupe :
Le manceniller, "Hippomane mancenilla"
Cet arbre de petite taille pousse le long des rivages de la mer des Caraïbes, il a un feuillage dense toujours vert.Ses fruits qui ressemble à des petites pommes vertes sont mortels.
L’arbre tout entier est toxique , des feuilles au tronc.Les Indiens Caraïbes utilisaient le latex comme poison. Le bois est très allergisant,c’est pourquoi il doit être manié avec précaution quand il est utilisé en menuiserie.Le contact avec n’importe quelle partie de la plante provoque une dermite grave ressemblant à une brûlure chimique.Une réaction allergique, de type eczéma, peut s’ajouter à la brûlure.Le contact avec les yeux provoque de vives réactions qui vont de la conjonctivite à l’ulcération cornéenne.C’est pour cela, qu’
en cas de pluie, on ne doit jamais s’abriter sous son feuillage. L’ingestion des fruits a des conséquences graves sur les muqueuses digestives : brûlures, desquamation sanguinolante et oedème.
L’arbre est parfois difficile à reconnaître, c’est pour cela qu’il est marqué d’une bande rouge sur le tronc.
Bibliographie
"Plantes toxiques des Antilles", Docteurs D. Ancel , J-L Longuefosse et C. Jeannet. Editions Exbrayat
L’arbre à pain
, "Artocarpus communis", proche du chataignier des Antilles,il est appelé en créole "fouyapin".Cet arbre de la famille des moracées fut introduit aux Antilles depuis Tahiti.
L’arbre à pain est la variété sans graine de l’artocarpus, le chataignier en est la variété avec graines.
L’arbre à pain n’est pas cultivé. Il est reconnaissable à ses feuilles très larges et fortement découpées , d’un vert profond et luisant et qui peuvent atteindre 1 mètre.Il fructifie de novembre à juin ; Ses fruits , de couleur verte, couverts d’une peau épaisse et rugueuse, ont une chair blanche farineuse qu’on cuisine comme des pommes de terre, bouillie, frite, en gratin.On en fait aussi des desserts, car sa chair rappelle celle de la chataigne quand elle est grillée..
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