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L’agriculture
L’élevage
La filière viande (élevage et production) tient une place importante dans l’économie guadeloupéenne, puisque les productions d’élevage représentent la part la plus significative de la production agricole (25%). Avec 100 000 têtes, le cheptel bovin est de loin le plus important. Sur les quelques 25 000 tonnes de viande que consomme la Guadeloupe chaque année, plus de 20 000 sont importées.
Les exploitations sont essentiellement de type familial, le nombre de structures semi-industrielles reste peu élevé. Si la Guadeloupe a ,par le passé, souffert d’un manque de structures organisées pour la production et la commercialisation autour de la filière viande, aujourd’hui la profession est en voie de regroupement : la SICA Cop Viandes, créée en 2000,regroupe 150 éleveurs et s’occupe de la commercialisation des viandes des adhérents ;l’URPAG, Union Régionale des Producteurs Agricoles de Guadeloupe, se concentre sur le développement technique et économique, elle compte une soixantaine d’adhérents. Ces deux organismes ont par ailleurs mené des actions en vue de développer des marques de qualité pour les consommateurs, deux label ont été déposés : le Bœuf Gwadloup pour SICA et le Bœuf fermier de Guadeloupe pour URPAG. Il faut aussi noter l’important effort fait pour la traçabilité et l’action menée pour dynamiser la sélection génétique sur les animaux créoles locaux. La race créole dispose désormais de son livre d’origine, elle est sélectionnée sur des critères de rusticité, d’adaptation aux conditions du milieu et sur son potentiel de croissance. L’élevage bovin est marqué par une dynamique forte.
8760 têtes de bovins ont été abattues en 2003, soit 3,3% de plus qu’en 2002, témoignant d’un bon suivi de cette filière. C’est la seule filière enregistrant ces dernières années un accroissement de son cheptel. Malgré cela, la production locale de viande bovine représente à peine 50% de la consommation totale.
Le troupeau porcin compte 30000 têtes. Le nombre de têtes abattues pour les porcins reste stable d’une année à l’autre (11 435), alors qu’on avait enregistré une chute importante du cheptel due à la concurrence de la viande de porc importée. De 50000 porcs en 1994, il était passé à 20000 en 2000.
Avec 47 000 têtes, le troupeau caprin connaît un certain essor, alors que le troupeau ovin plafonne à 4 000 têtes. L’abattage des caprins (600 têtes en 2 003) et des ovins représente moins de 5% de la demande.
L’élevage des volailles est lui aussi en progression avec 484 000 bêtes. L’élevage des poules pondeuses a été multiplié par 2,8 depuis 1989, celui des poulets de chair a gagné 29000 têtes. Les professionnels de la volaille s’organisent pour faire face à la concurrence des produits d’importation et satisfont 60% de la demande en œufs de consommation.
La filière avicole pourrait être un marché lucratif puisque c’est la première viande consommée en Guadeloupe (13 000 tonnes par an). Or la production locale de viande de poulet est très nettement insuffisante par rapport à la demande, les unités de production locale n’étant pas assez suffisantes. Par contre, en ce qui concerne les œufs de consommation, les prévisions des professionnels de la filière sont très encourageantes, puisqu’ils tablent sur une augmentation de la production d’œufs de 45% à l’horizon 2 005.
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