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Basse-Terre
La Ville de Basse-Terre
Ce qui est entre parenthèse sert d’introduction à la partie " Basse-Terre"
(Comme son nom ne l’indique pas, a Basse-Terre est la partie la plus haute de la Guadeloupe continentale.Verte et luxuriante, elle est traversée au sud par une chaîne de montagnes culminant à 1467 mètres, couverte d’une forêt tropicale et constituée en parc naturel. De Petit-Bourg à Basse-Terre, on retrouve un paysage de mornes.
La Basse-Terre a fait de l’ecotourisme et du tourisme vert sa vocation . C’est le paradis des randonneurs, des amateurs de bains de rivières et de cascades.)
Capitale administrative de l’archipel, Basse-Terre est le siège de la préfecture, du Conseil général et du Conseil régional . La ville compte 16 410 habitants et se trouve à 100 km de Pointe à Pitre. Construite en 1643,autour du fort Delgrès, anciennement fort Houël, et du quartier du Carmel, elle s’est, au fil du temps, étendue le long de la mer puis sur les contreforts de la Soufrière(voir plan). Elle était alors la capitale locale où siégeait le Gouverneur . Selon les aléas de l’histoire, elle a été aux mains des colons espagnols, français, anglais.
De son passé colonial prestigieux, elle a conservé ses belles maisons en pierre, ses jardins de ville, entourés de grille en fer forgés qu’on faisait alors venir de France, ses majestueux ponts en pierre de taille qui enjambe la Rivière aux herbes et sa cathédrale construite au 17eme siècle. C’est une belle ville au charme un peu suranné qui réserve des agréments et des surprises au visiteur.
La Rivière aux Herbes marque la séparation entre la vieille ville au sud et la nouvelle. La promenade dans le vieux quartier du Carmel, le long de ses rues pavées de pierres volcaniques et de galets, est un bonheur. On ne peut manquer la visite de l’église Notre-Dame du Mont Carmel, construite au 17eme siècle par les Carmes, dans laquelle on peut se recueillir devant une vierge de la même époque à qui on attribue des pouvoirs miraculeux. Tout près de là , les fidèles remplissent leurs bouteilles dans une fontaine alimentée par une source également miraculeuse selon la croyance locale.
En direction de la rivière, le Champ d’Arbaud, dont le nom fait penser au Champ de mars, était effectivement à la fin du 18eme siècle le terrain d’entraînement de l’artillerie . Toujours entouré de jolies maisons coloniales, il a été transformé en un beau jardin public .Passé et présent se côtoient sans heurt, les monuments qui rappellent les évènements qui ont écrit l’histoire passée de la Guadeloupe cohabitent avec ceux qui écrivent l’histoire d’aujourd’hui avec confiance et celle de demain avec espoir. Ainsi à côté du Champ d’Arbaud s’élève L’Artchipel, un bâtiment très moderne abritant le centre pluriculturel, et le Conseil Général.
Le quartier commerçant de la ville, dans le quartier Saint-François, s’articule autour du cours Novilos, parallèle au front de mer, qui fut longtemps la promenade des riches habitants de la ville .La Guadeloupe , c’est aussi ses marchés et celui du front de mer est un festival de senteurs, de couleurs et de bruits, de gaieté et de gentillesse aussi, dans la pure tradition créole.
Au pied de la Soufrière, le Jardin botanique témoigne une fois de plus d’une sensibilité à la nature et à sa préservation. Créé en 1881, il rassemble une grande collection de végétaux exotiques, tous étiquetés. Un panneau explique l’origine des essences qui ont été introduites dans l’île depuis les débuts de la colonisation . Provenant de contrées diverses et lointaines, elles font partie aujourd’hui du patrimoine végétal de l’île, elles y sont tellement intégrées que le visiteur s’étonnera d’apprendre que ce ne sont pas des essences indigènes.
On notera pour la petite histoire la rivalité qui opposait les Carmes et les Capucins qui édifièrent, toujours au 17eme siècle, leur propre église Notre Dame de la Guadeloupe, plus au nord de la ville près de la Rivière aux Herbes.
Capitale locale et grand carrefour commercial, le déclin de la ville a commencé sous l’occupation anglaise. Ce sont en effet les Anglais qui ont créé Pointe -à- Pitre dans une rade bien abritée, (alors que le point faible de Basse-Terre est de ne pas avoir de port protégé), et en ont fait le grand port embarcadère de la Guadeloupe. La culture de la banane a redonné à la ville un peu de sa prospérité passée jusqu’en 1976, date à laquelle l’éruption de la Soufrière porte un coup fatal au développement économique de la ville. Beaucoup d’entreprises se réfugient dans la région de Pointe -à -Pitre et s’y installent définitivement.
Ce marasme économique a mis la ville en état de choc et l’a plongée dans une sorte de léthargie, tant et si bien que certains observateurs ne verront que l’ennui qu’elle paraît distiller, alors qu’elle mériterait qu’on mette l’accent sur son authenticité et la vie qui y vibre malgré sa retenue.
Les deux villes sont aussi différentes que ne le sont les deux îles : modernisme et trépidation pour la capitale économique, douceur de vivre, charme et tradition pour la capitale administrative. Ce sont assurément ces trois qualités qui peuvent, en misant sur le tourisme, re-dynamiser la ville .
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