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Le tourisme

Après avoir progressé dans les années 90 jusqu’à devenir une des principales dynamiques de l’économie, l’activité touristique a accusé un ralentissement depuis trois ans . Plusieurs raisons expliquent ces difficultés :baisse de la croissance mondiale, évènements du 11 septembre, concurrence des îles voisines... Le nombre de passagers de l’aéroport Pôle Caraïbe était passé de 2,1 millions en 2000 à 1,75 millions en 2003,celui du port de 1,3 millions à 1 million(chiffres INSEE, revue Antiane, numéro 61, septembre 2004) En réponse à cette situation de nombreuses initiatives privées et publiques ont vu le jour en 2003 :création du comité de tourisme des îles de la Guadeloupe, expansion d’Air Caraïbes, ouverture d’un lycée hôtelier, charte de qualité pour les hôtels...elles ont déjà permis un redémarrage de l’activité.En 2003/2004, l’activité touristique enregistrait une hausse de 4% par rapport à la saison 2000/2001 , avec 650 000 clients-hôtes contre 623 000.

Les enjeux et les perspectives du tourisme en Guadeloupe

Avec 1 million de touristes par an qui déboursent un total de 400 millions d’euros, le poids du tourisme dans l’économie est important, il représente 10% du PIB régional, 11% de la valeur ajoutée marchande , soit autant que la canne à sucre et la banane réunies.

Les 693 établissements, hôtels et restaurants confondus, fournissent 6900 emplois salariés, soit 11% des salariés guadeloupéens.( [1] Le parc hôtelier est riche de 8000 chambres réparties en 162 hôtels.( [2] Mais le tourisme en Guadeloupe c’est aussi 5000 emplois indirects : :transports, services personnels, activités récréatives.

Confrontée à un contexte de forte concurrence, l’activité touristique doit chercher de nouvelles valeurs ajoutées pour développer l‘emploi. Elle est riche d’un potentiel quantitatif et qualitatif. La structure d’accueil des touristes, ainsi que l’offre de loisirs sont très diversement implantés, l’infrastructure reste concentrée sur deux zones littorales : Riviera et Iles du Nord. La Région et les professionnels comptent sur un accroissement de 50% de la clientèle , à travers l’accroissement des capacités d’accueil et le recentrage de la filière sur des objectifs qualitatifs. Il est envisagé de relever le potentiel touristique par le développement de nouveaux territoires de l’archipel :Nord Grande-Terre, Côte-sous-le-Vent... Pour que l’industrie touristique gagne en qualité, les professionnels s’attachent à mettre sur le marché un nouveau produit intégrant une offre balnéaire rénovée et une palette d’activités originales autour du patrimoine et des sites, qui, en signant l’authenticité de la destination, différencierait la Guadeloupe des autres destinations tropicales. Ce rehaussement des prestations touristiques pourrait avoir des retombées économiques appréciables, puisqu’il permettrait une croissance de 30% de la dépense par visiteur.

Les attentes et les modes de consommation des visiteurs ont par ailleurs évolué, il reste des niches à développer dans le domaine de l’écotourisme, du tourisme vert, de la thalassothérapie, du tourisme sportif. Alors qu’ils allaient majoritairement dans les hôtels pour profiter des plages de la Grande-Terre, la demande des touristes a évolué en matière d’habitation. Les gîtes et les chambres chez l’habitant ont la faveur des adeptes d’un tourisme vert, celui des randonnées, de la découverte de la nature et des sports de rivière(kayak et canyoning).L’île a su exploiter son patrimoine naturel et historique, pour preuve l’ampleur prise par l’écotourisme avec la visite des exploitations, des sucreries et des distilleries. Même si la côte de Gosier à Saint-François concentre les 3/4 de l’hébergement touristique, la côte sous le vent et toute la commune de la ville de Basse-Terre, du fait de la proximité du massif de la Soufrière, font aussi recette, car la nature est devenue le troisième attrait de l’île cité par les visiteurs, après la plage et le soleil.

Saint-Barthelémy, véritable paradis tropical, reste le fleuron du tourisme de luxe aux Antilles. L’île poosède des infrastructure hôtellière adaptées à une clientèle fortunée.L’autre haut lieu de la jet set est l’île de Saint-Martin, son ambiance branchée et remuante lui a valu le surnom de Saint-Tropez des Caraïbes.

Il faut mentionner l’initiative du Parc National de Guadeloupe, qui a associé les professionnels du tourisme à sa politique de développement durable de la région en délivrant une "marque de confiance" à ceux qui s’engagent à respecter un certain nombre de critères en matière d’environnement et à ceux qui s’attachent à faire valoir le patrimoine naturel de l’île.

Avec la reprise, il apparaît que le tourisme peut garantir le développement économique de l’île.



[1] nombre d’établissements identiques en Martinique :491, en Guyane :346)

[2] 117 en Martinique, 28 en Guyane)



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