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Les atouts de la Guadeloupe :potentiel, dynamisme, initiatives
Les atouts humains
C’est un mélange d’insatisfaction et d’espoir qui imprègne l’esprit des Guadeloupéens. L’inquiétude vient de la profonde mutation économique à laquelle est soumise la région, déclin des productions agricoles, tertiarisation de l’activité et maintien d’un taux de chômage élevé. La fierté des Guadeloupéens est aussi mise à mal par la dépendance financière à l’égard de la Métropole, avec laquelle la Guadeloupe partage une histoire qui fut pour elle douloureuse, mais, comme en témoignent les fêtes marquant la commémoration de l’abolition de l’esclavage, c’est un passé qu’ils assument. Leur vitalité culturelle montrerait même qu’ils revendiquent ce passé. Mémoire et vitalité culturelle stimulent l’énergie et la volonté dont ils font preuve, à travers les initiatives qu’ils prennent pour faire bouger les choses, montrant qu’ils sont confiants dans l’avenir de leur « pays ».
Après avoir signifié en masse leur volonté de garder le statut quo institutionnel, ils démontrent leur détermination à prendre leur destin en main. Leur dynamisme, leur vitalité et leur esprit d’initiative « clouent le bec » aux Cassandre de toutes sortes qui voudraient qu’iln’y ait , en Guadeloupe, que des danseurs de biguine et des joueurs de foot.Or il y a de vrais professionnels. Ils conquièrent tous les domaines de l’économie et de la culture : production et distribution de sucre de canne, plantations de melons , de plantes médicinales et aromatiques, revitalisation des communes du nord de Grande-Terre, promotion du sport, propagation du créole ;
Ce sont Ericka Mérion et Vincent Tacita qui créent en 1995 "Qualitative", une entreprise de sondage 100% guadeloupéenne ; c’est Jean-yves Seremes, créateur d’"Outremer", une entreprise de production de berlingots de sucre de canne extrait à Marie-Galante, aux couleurs de madras, dont l’ambition est de valoriser les habitants de ces régions :"je veux montrer ,dit-il, que le défaitisme n’a pas lieu d’être , sa réussite est placée sous le signe de la solidarité, puisque l’ensachage et la mise en boîte sont réalisées par les jeunes d’un centre d’aide par le travail. C’est Catherine Lordinot, l’un des acteurs du devenir du nord - Grande-terre, territoire rural en panne, elle a mis sur les rails la dynamisation de cette zone, en partant des potentiels de l’ancienne région cannière(artisanat, pêche, agriculture tourisme), elle " recrée de l’activité pour éviter l’exode ", selon ses propres termes ; c’est Edouard Benito-Espinal, chantre de la protection de l’environnement, chargé de la gestion des déchets de Grande-Terre et du nord de Basse-Terre ; c’est Willy Angèle, dans le secteur des nouvelles technologies, qui a créé deux sociétés spécialisées dans le développement de systèmes d’information dédiés à la gestion clients.
Le nombre de création d’entreprises en constante progression témoigne de la vitalité de la Région et de l’énergie combative de ses habitants.
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