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Les combats de coq
Les avis divergent quant à l’origine de ce jeu cruel , selon certains la pratique aurait été introduite par les Anglais qui l’aurait ramenée des Indes , selon d’autres ce sont les colons espagnols qui l’aurait introduit aux Antilles. La Guadeloupe compte environ 70 gallodromes, appelés « pitts », un nom d’origine irlandaise .Les pitts à coqs sont des structures en bois , le plus souvent circulaires, composées de gradins et d’un rond de combat. Les combats se déroulent pendant la saison fraîche chaque week end de novembre(fin de la mue des oiseaux) à juin(début de la mue). C’est un monde d’hommes qui réunit et met à égalité des parieurs de tous bords. Chacun à leur tour, les pitts reçoivent pour une journée les propriétaires de coqs inscrits, les rencontres faisant et défaisant la réputation des coqs et de ce fait la notoriété de leurs propriétaires. Les lutteurs à plumes font l’objet de tous les soins , les entraîneurs sont payés à prix d’or pour bichonner ces vedettes à plumes car les combats de coqs sont avant tout des jeux d’argent et les sommes engagées sont souvent très importantes Chaque coq a son pedigree et tel un pur-sang il fait l’objet des plus délicates attentions d la part de son entraîneur. Les coqs ont d’abord un régime alimentaire spécial , riche en protéine, à base d’avoine, de maïs, de laitue, de bière et de fruits, dont la composition reste le secret de chaque entraîneur. Leur vie est rythmée par les entraînements, les footings et les soins spéciaux :bains de soleil, massages au « bay rhum », mélange composé de rhum et de bois d’Inde macéré. Des règles très strictes régissent la préparation au combat. Le coq doit se présenter tête, ventre et cuisses déplumées, il est pesé comme un champion, il reçoit ensuite ses zépons, des éperons spéciaux accrochés aux pattes, pendant que les propriétaires jouent aux dés le bon bord de l’arène. Il est alors lancé dans le rond, excité et rendu agressif par les sifflets et les encouragements des spectateurs, il va mener un combat sans merci. Le vainqueur est proclamé champion et sa côte montera jusqu’au prochain combat.
Aucune loi n’a jamais pu faire fermer les pitts.
En Grande-Terre, à la sortie de Morne- à l’Eau en direction du Moule, on peut visiter le pitt à coqs René Bélair. Ce propriétaire explique aux visiteurs les règles d’un monde très particulier et leur apprend tout sur les méthodes d’élevage des « coq game ».
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