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Les inégalités de revenus entre les DOM et la métropole
16 avril 2010
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En 2009, le Salaire mensuel de base (SMB, salaire brut avant déduction des
cotisations sociales et avant versement des prestations sociales, qui ne comprend
ni les primes, ni les heures supplémentaires, généralement la première ligne du
bulletin de paye d’un salarié) ralentirait selon l’INSEE : il croîtrait de 2,2 %,
après + 3,0 % en 2008, du fait de la baisse de l’inflation et de la hausse du
chômage. Le Salaire moyen par tête (SMPT, qui tient compte des heures
travaillées et des primes éventuelles) ralentirait également (+ 1,7 % après
+ 3,0 % en 2008), ce ralentissement incluant une baisse des primes. Cette
croissance modérée se poursuivrait sur le 1er semestre 2010. En termes réels, les
salaires suivraient un profil inverse, les fluctuations des prix étant répercutées
avec retard : + 2,4 % pour le SMB en 2009 après + 0,2 % en 2008, et + 1,9 %
pour le SMPT après + 0,2 % en 2008. A contrario, début 2010, les salaires réels
ralentiraient fortement, du fait de la reprise de la hausse des prix dès la fin 2009.
Ainsi à l’issue du premier semestre, l’acquis de croissance serait quasi-nul en
termes réels pour le SMB comme pour le SMPT (- 0,1 %).
Dans les administrations publiques (APU), le salaire moyen par tête
ralentirait aussi notablement (+ 1,1 % en 2009 contre + 2,6 % en 2008).
Cependant, comme dans le secteur marchand, le SMPT réel des APU
augmenterait (+ 1,3 %) après la légère baisse de 2008 (- 0,2 %). Début 2010, il
prolongerait cette tendance en termes nominaux mais ralentirait en termes réels.
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Cas des DEPARTEMENTS D’OUTRE-MER :
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Comme le révèle une récente étude de l’INSEE (INSEE première n°1279, février 2010), le
revenu médian par unité de consommation des ménages des Départements d’Outre-mer (DOM)
était inférieur, en 2006, de 38 % à celui des ménages de la métropole. Mais cet écart s’est
partiellement résorbé par rapport à une décennie auparavant.
Les disparités de revenus par Unité de consommation (UC) y sont également plus fortes
qu’en métropole : ainsi dans les DOM, les ménages appartenant aux 20 % les plus riches ont un
revenu plancher par UC 3,2 fois supérieur au revenu plafond des ménages appartenant aux 20 %
les plus modestes. Ce rapport est de 2,2 en métropole mais de 4,1 en Guyane.
Ces différences avec la métropole s’expliquent en partie par des différences dans les
structures démographiques, une moindre qualification des emplois et un taux d’emploi plus faible
Outre-mer. Mais elles sont aussi liées à des spécificités propres aux DOM : retraites et revenus du
patrimoine plus faibles, plus grande part des petites et moyennes entreprises, spécificités du
marché du travail.
Source : LA CONJONCTURE ÉCONOMIQUE, SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE EN 2010 , Avis du CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL
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